Et tu tire sur tes petits bras fatigués et tu pousse sur tes pieds en priant pour que le gratton tienne et il tient, sur les parois il faut croire en l'incroyable... Tes doigts souffrent tellement tellement et pourtant l'arête la plus coupante est un soulagement absolu du moment qu'elle crochette un minimum. Et là tu te sens pousser des ailes, un court instant la fatigue disparait, cette chaîne tu la veux et tu l'aura. Hop, hop et hop, te voilà trois mètres plus haut, heureuse, tu sais.Mais çà se gâte une fois de plus. Un bac juste ce qu'il faut trop haut, et sous tes ongles...de la fumée de rocaille. Il va falloir jouer avec, de toute façon c'est çà ou plouf. Alors tu lève une patte tremblante, tu pousse et bascule tout le poid de ton corps sur ta main qui serre, serre la prise à l'étrangler, et... tu l'as !!! Quelques mouvements plus tard çà-y-est, c'est la chaîne ! Déjà ? Oh... Un dernier regard sur les longueurs pas équipées que tu feras sans doute jamais. Et plus haut... le ciel.
"Un jour, je les toucherai, les étoiles."